THE TALE OF TWINS

KASIMYR                                                                                                                                                             

Orphelin très jeune, Kasimyr ne connait pas ses parents. Il est élevé par sa grand-mère maternelle dans le Tarn-et-Garonne, près de Montauban, où son grand-père est directeur d’abattoir.
Sa scolarité est troublée par une sévère dyslexie qui ne l’aide pas à s’intégrer parmi ses petits camarades de classe. Accumulant redoublements sur redoublements, il perd très tôt toute estime de lui-même et développe à l’adolescence un terrible trouble de conduite alimentaire: une boulimie mentale. Très inquiets pour son avenir, ses grand-parents le persuadent de s’engager dans la Marine Nationale Française. C’est ainsi qu’il part faire ses classes à Brest, puis à la base navale des Galets dans le port de la Réunion, puis enfin à la base navale de Toulon. Il effectue de nombreuses missions dans l’océan Indien et en Méditerranée et passe ainsi de matelot à quartier maître deuxième classe.
A cette époque (2006) « le Mar-tsoin » est le surnom que lui donnent ses camarades de poste, car l’on sait qu’il recueille des coquillages rares qu’il cache ensuite dans ses chaussettes pour se fabriquer des « gris-gris ». Le début de la fin : ce n’est qu’après avoir manqué une troisième fois le départ d’un navire à Djibouti que Kasimyr est reconnu inapte au service, et que le motif de sa réforme est établi.
Difficilement rapatrié par l’ambassade (il sera marqué par cet énième épisode d’abandon), il revient en France désemparé, s’enferme chez lui et se passionne alors pour les comédies musicales. Désireux de devenir à son tour une star du spectacle, il achète un orgue Bontempi et trouve une formation de peintre en décors dans le sud de la France. Il se voit déjà connu à l’international et ne désespère pas de devenir comme sa vedette préférée de la Star Mania : Michel Pascal.

GODARD             

Godard n’a pas la même enfance que son malheureux frère jumeau : orphelin lui aussi à la naissance, mais élevé par une riche famille catholique, il grandit sans difficulté à Fontainebleau et remplit un parcours scolaire primaire et secondaire tout à fait remarquable. Passionné pendant toute son adolescence par l’Art et la Littérature, Il tente, encouragé par ses amis proches, l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris. Il part donc vivre dans la capitale à l’âge de 18 ans, et découvre les quais de Seine et ses fameux bouquinistes. C’est dans ce cliché de carte postale Parisienne, que Godard développe une passion pour les dessins de Jean de Brunhoff (le dessinateur de Babar), et une profonde admiration pour la Marquise de Sévigné, dont il trouve une édition de 1822 ornée des portraits de Madame. Ainsi dans une reconquête d’un passé perdu, il se persuade d’être le descendant d’un éléphant royaliste et d’une Marquise douée pour raconter des bagatelles (un talent de commérage qu’il tiendrait selon lui de sa « vraie maman »). Evidemment ce trouble excentrique transformera peu à peu sa personnalité, le rendant « bizarre » pour ses proches, « bordeline et bipolaire » pour les autres. Il réussit malgré tout à obtenir son diplôme Nationale d’Arts plastiques au bout de 3 ans mais ne va pas plus loin suite à un terrible incident.
Le début de la Fin : certains étudiants affirment qu’il fut forcé de se travestir en marquise pendant plus d’un trimestre pour satisfaire le plaisir visuel d’un professeur d’Art Contemporain. Cet harcèlement moral plongera Godard dans une phobie surréaliste et nauséeuse de l’Art et ses représentants. Il disparaît de l’école en 2013 et retente une formation de peintre en décors dans le sud de la France. C’est ainsi qu’il y rencontre Kasimyr, son double parfait. Ensemble, ils se mettent à écrire des chansons et réinventent le monde à leur façon, blessés par les affres d’un monde perverti, ils comptent bien rattraper le temps perdu.

 

LÉSION FRANÇAISE  est un groupe de musique Electropunk, s’inspirant des différentes
vagues de l’underground musical des années 80. Le duo s’inscrit dans cette lignée de New wave désabusée et délirante (Liaison Dangereuse,  Grauzone, No More, Martin Dupont…) et pense même avoir inventé le style Electro-Clown …